Plus on maîtrise les langues, plus on a de chance de trouver un emploi et plus on rend son entreprise d'accueil compétitive. Ce constat fait aujourd'hui du domaine linguistique une priorité, tant pour la Commission européenne qui rendra fin 2011 les résultats de son enquête sur les compétences linguistiques des Européens, que du côté des Etats membres de l'Union.
La Pologne a donc choisi les langues comme priorité du volet éducation de sa présidence. Les initiatives d'ampleur se multiplient partout. Sans compter les apports du programme « Education et Formation Tout au Long de la Vie ».
La mobilité c'est aussi les langues !
Depuis maintenant 10 ans, la Faculté de Sciences humaines de l'Université d'Oslo développe un programme d'enseignement et de recherche ayant pour objectif initial de revitaliser l'intérêt des études en langue française, de façon à inverser une tendance à la baisse des effectifs.
Avec la mise en place du comité national des langues, en avril 2011, Luc Châtel, Ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative, a exprimé l'importance de « réinventer l'enseignement des langues », notamment à travers la mobilité des jeunes et des enseignants. Acteur majeur de la mobilité sortante européenne en France, l'Agence 2e2f participe aux réunions techniques de ce comité.
« Investir dans l’éducation est le moyen le plus rapide de résoudre les écarts de développement » : c’est par ces mots que le président serbe, Boris Tadic, a ouvert les cérémonies de célébration des 20 ans du programme Tempus dans la capitale serbe.
« Participer au programme Tempus est pour la Serbie le moyen de partager les valeurs de civilisation de l’Europe » a-t-il ajouté, exprimant clairement le souhait de son pays d’accéder au statut de candidat offi ciel à l'entrée dans l’Union européenne. Rarement un programme n'aura été aussi lié à une histoire politique.
Après Grundtvig dans le numéro 26, Soleo poursuit la présentation des grandes fi gures qui ont donné leur nom aux programmes éducatifs européens. Portrait du grand intellectuel tchèque dont les principes éducatifs inspirent encore l’Europe.
Par Son Excellence, Madame MARIE CHATARDOVÁ, Ambassadeur de la République Tchèque en France.
Créé en 2010 en s’inspirant de l’esprit des « Pères » de l’Europe, le Prix Hippocrène récompense les meilleurs projets de partenariats européens élaborés par une classe et ses enseignants. Le Prix a été remis cette année, à cinq classes sélectionnées pour « l’audace » de leur projet, lors d’une cérémonie à l’Hôtel de ville de Bordeaux. Trois Recteurs était présents ainsi que l’Agence 2e2f, co-organisatrice de l’évènement.
Michèle Guyot-Rose, Présidente de la Fondation, rappelle ici en quoi « la désaffection des jeunes à l'égard de la participation aux dernières élections européennes a été un déclencheur pour inciter la Fondation à accroître ses soutiens aux actions destinées à renforcer "l'éducation à l'Europe".
Perdu sur la montagne, entre deux parois hautes, Il est un lieu sauvage, au rêve hospitalier, Qui, dès le premier jour, n’a connu que peu d’hôtes ; Le bruit n’y monte pas de la mer sur les côtes, Ni la rumeur de l’homme : on y peut oublier.
Rencontre avec Christine Delphin, Chargée de mission en Martinique pour la formation et l’insertion professionnelle par l’international auprès de la Délégation Académique aux Enseignements Techniques (DAET), en collaboration avec la Dareic.
Une mission vient de lui être confi ée pour optimiser les mobilités sous toutes leurs formes : Erasmus stage, partenariats Comenius… Elle rentre elle-même d’une mission de terrain en Espagne sur les traces d’étudiants Erasmus actuellement en stage.
La Commission européenne vient de publier l’évaluation intermédiairedu programme Education et Formation tout au long de la vie (EFTLV) pour la période 2007-2009. La préparation de la future génération de programmes 2014-2020 bat également son plein depuis déjà plusieurs mois.
Une proposition ambitieuse est attendue pour la fin de l’année. L'agence 2e2f contribue activement à cette préparation.
Comment l'action Comenius Regio sert-elle de levier à la construction d'une Europe de l'Education ?
Pour le point de vue européen Soleo a posé la question à Mercedes Bresso, présidente du Comité des Régions d'Europe
Les Régions d'Europe possèdent des compétences propresdans les domaines de l'éducation et de la formation, ce qui lesautorise à jouer un rôle-clé dans les programmes de mobilité. Elles s'engagent fortement par un soutien financier (plus de 100 millions d'euros attribués par les Régions françaises en 2010), et par des dispositifs d'accompagnement des personnes, efficaces et novateurs. Consciente de cette montée en puissance des collectivités dans le domaine éducatif, la Commission européenne leur a même dédié un programme, Comenius Regio. L'extrême diversité des réalités régionales en Europe entrave encore son développement.
Très peu connu hors du Danemark,Nikolai Frederik Severin Grundtvig (1783-1872) a donné son nom au programme de l'Union européenne centré sur l'éducation des adultes.Ce personnage hors du commun mérite pourtant amplement cet honneur, tant il a aura marqué l'histoire de l'éducation.
Ludivine Manca a fait le saut. Elle n'était jamais partie plus de 5 jours de chez elle. Jeune collégienne, en classe internationale d'italien au lycée Marseilleveyre (Bouches-du-Rhône), elle a rejoint pendant 3 mois le collège Ruggero Settimo de Caltanissetta en Sicile en même temps que Vera Granger dans la même classe qu'elle. Ludivine et Véra témoignent.
https://sites.google.com/site/comenius60/home
Enseignant d'histoire-géographie au lycée Marseilleveyre (académie Aix-Marseille), Daniel Micolon fut aussi l'enseignant référent de Ludivine Manca et Vera Granger lors de leur mobilité d'étude en Italie. Au prix d'un investissement personnel important, il avoue aujourd'hui que ce projet est une vraie réussite
Le lycée Marseilleveyre s'attache à développer la dimension internationale dans la formation des élèves, que ce soit dans le cadre des sectionsinternationales (italien et espagnol) ou dans des projets departenariats avec d'autres établissements étrangers. Le lycée accueille et envoie depuis longtemps des élèves pour des échanges européens ou extra européens. Il a donc acquis dans ce domaine une solide expérience.
Le rapprochement euro-méditerranéen, obstinément recherché/désiré, est aussi constamment fragilisé. Si l'on ne saurait être indifférent à un printemps inattendu, à la pulsion vitale de renaissance dont il est l'expression, peut-on pour autant « prétendre reconnaître la part du bien dans l'apparence du bien* », ne pas être tout à la fois avides et soucieux des mois à venir et des partenariats engagés. Les voisins méditerranéens de l'Europe, comme tous les grands peuples dont l'histoire a été un temps pétrifiée, vont devoir s'inventer un avenir qui ne soit pas le rêve de leur passé.
Les langues romanes se classent, avec le mandarin et l'anglais, parmi les plus parlées dans le monde, avec plus d'un milliard de locuteurs.
Au cours d'une mobilité internationale, quelles sont les compétences plus
particulièrement travaillées ? En premier lieu, celles liées à la discipline ou à la filière professionnelle de l'apprenant qui, avec la prise de distance qu'offre une mobilité, donne plus de signification à ses acquis. Mais qu'en est-il des compétences transversales acquises lors de mobilités et de partenariats européens et qui sont plus difficilement mesurables ?
Deux universitaires ayant mené des travaux sur ces compétences, reviennent sur l'utilité de les valoriser dans leur enseignement.
Le point de vue de Dominique Bodin, profesor Catedràtico internacional de la Universidad Politécnica de Madrid (INEF), Experto del Consejo de Europa y
de las naciones unidas, Professeur à l'Université de Rennes 2.
L'ensemble des étudiants espagnols intégreront désormais le processus de Bologne dès leur première année d'études.
Alors que prend fin la Présidence espagnole de l'Union européenne, Maria Josée Carion, conseillère technique à l'office d'éducation de l'Ambassade d'Espagne à Paris fait un bilan de la restructuration du système d'enseignement supérieur espagnol qui diffère sensiblement de celui de la France.
Avec la signature récente de plus de 50 nouveaux accords-cadre de coopération et la création d'une dizaine de cursus à double diplôme, la coopération universitaire franco-russe est en plein devenir. Il faut ajouter à cette coopération bilatérale le rapprochement de la Russie aux normes de l'Union européenne avec son adhésion au système LMD de l'enseignement supérieur et son implication dans des projets Tempus.
La France est en effet le deuxième pays européen le plus représenté dans les projets Tempus acceptés en Russie en 2009, après l'Allemagne.
A mi-parcours de cette année croisée, Jean de Gliniasty, ambassadeur de France en Fédération de Russie a accepté de s'exprimer sur les avancées de la coopération universitaire entre nos deux pays.
Le système éducatif en Belgique francophone s'est progressivement converti à « l'approche par les compétences » depuis la fin des années 1990.
Marie-Dominique Simonet, Ministre de l'enseignement obligatoire de la Communauté française de Belgique évoque cette transformation du système – qui est avant tout un changement de culture pour les enseignants.
Faire face aux dépenses de gîte et de couvert durant un séjour Erasmus en Europe ? Comment font les étudiants ? La plupart arrivent à s'en sortir grâce à des montages financiers cumulant leur bourse Erasmus et différentes autres sources de revenus.
La cérémonie s'est tenue le 7 mai dernier, Journée de l'Europe, au collège Marie Curie de la Seyne-sur-Mer, en présence de Jean Bertsch, directeur de l'Agence 2e2f.
Les compétences sociales et civiques, d'autonomie et d'initiative sont reconnues dans le socle commun des connaissances et des compétences indispensables à maîtriser pour réussir une scolarité. Ces compétences se construisent aussi par une expérience de mobilité qui offre un contexte à ces acquisitions.
Le point de vue d'Isabelle Cubières, Présidente de l'Association Européenne des Enseignants d'Aquitaine (AEDEA).
Par Laurent Wauquiez, Secrétaire d'État à l'Emploi auprès de la ministre de l'Économie, de l'Industrie et de l'Emploi.
Generalitat de Catalunya : Le Service de Langues du Departament d'Educació, de la Direction Générale de Planification et Environnement, participe au programme d'apprentissage tout au long de la vie avec le projet transfrontalier Comenius Regio.
Pour répondre efficacement aux évolutions économiques et sociales, la capacité à innover est l'un des enjeux majeurs de l'Europe de demain. L'année européenne 2009, centrée sur la créativité et l'innovation, a témoigné de l'importance de cette question, notamment dans les domaines de l'éducation et de la formation. A cet égard, le programme européen EFTLV1 (Comenius, Leonardo da Vinci, Grundtvig et Erasmus) encourage depuis plusieurs années des formes novatrices d'apprentissages dans le cadre de projets de partenariats et de mobilités transnationales.
A Copenhague en 2002, les Ministres de l'Education ont demandé que soient développés des Principes communs concernant la validation des apprentissages non formels et informels « en vue d'assurer une meilleure comparabilité entre les approches mises en place dans différents pays et à différents niveaux ». Adoptés en 2004, ils sont aujourd'hui une nouvelle étape avec la proposition aux Etats membres d'un Guide européen pour la validation des acquis non formels et informels pour les aider à mettre en oeuvre concrètement des dispositifs de validation de qualité et d'assurer un accompagnement compétent des candidats. L'impact de ces initiatives est mesuré par des points réguliers réalisés par ECOTEC, le « European Inventory ».
Résultats de la première étude d'impact réalisée au premier semestre 2009.
L'université de Gotland (Suède) met en oeuvre le concept humaniste de « Liberal Education ».
Tina Saric, directrice de l'agence pour la mobilité et les programmes européens à Zagreb, confirme que le LLP* insuffle force et vitalité sur tout le système éducatif.
La dynamique a commencé.
La mobilité internationale est un champ que les Conseils régionaux ont investi depuis longtemps. Outre des aides financières croissantes, plusieurs Régions se sont lancées dans la mise en place de structures d'accompagnement de la mobilité.
SOLEO a choisi de présenter trois initiatives : en Aquitaine, Auvergne et Rhône-Alpes.
Ces trois dispositifs ont en commun de viser prioritairement les publics relevant directement des compétences régionales, apprentis et stagiaires de la formation professionnelle ; d'agir sur la sensibilisation et les motivations des jeunes ; et de mieux accompagner les établissements par la mise en place de « référents mobilité » maillant le territoire.
D'ouest en est, tour d'horizon de ces approches régionales – qui ne se résument plus seulement à des bourses mais s'attachent à créer les conditions de proximité pour donner envie et accompagner jeunes et encadrants dans leurs démarches.
Jean Vanoye s'appuie sur son expérience au CESR et au sein de la Freref pour livrer un regard inhabituel sur la mobilité. Terme polysémique, « Mobilité » caractérise plus fréquemment des moments d'un parcours personnel ou professionnel souvent subis : décrochage scolaire, chômage, etc. Or, il y a un continuum à créer de la mobilité géographique aux multiples mobilités qui jalonnent nos trajectoires – pour construire une « mobilité positive ».
L'Espace Apprendre développé par le CAVILAM en 2007, offre un itinéraire d'écoute active de la web radio Canal Académie, pour apprendre le français par une approche large de la culture francophone.
La Catalogne : exemple d'une région européenne qui décide de sa politique éducative en affirmant une forte présence à Bruxelles.
L'Ile-de-France : la région qui s'est dotée d'une politique européenne ambitieuse, aime rappeler son soutien au succès des programmes de mobilité Erasmus et Leonardo da Vinci. La région accorde 23 millions d'euros par an à ces actions et nous dit l'importance que représente pour elle sa présence à Bruxelles, pour un dialogue direct avec les institutions européennes et sa participation à l'élaboration des grandes décisions européennes.
Patricia De Smet assure la coordination des projets Erasmus au sein de l'unité Enseignement supérieur à la direction générale Education et Culture de la Commission européenne. Responsable géographique pour la France et la Belgique, elle suit la mise en oeuvre et les résultats du programme Erasmus dans ces deux pays.
Avec Anne Vanden Bulcke, Desk officer Grundtvig à Bruxelles
Lancée en 2000 pour promouvoir la dimension européenne de l'éducation et la formation tout au long de la vie, l'action Grundtvig s'adresse à tous les publics adultes pour leur permettre d'acquérir de nouvelles connaissances ou d'enrichir leurs compétences, à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la formation, formelle, non formelle, informelle.
Ils sont au nombre de 26 sur le territoire français, issus de divers milieux professionnels, experts en questions européennes et tous convaincus qu'ils peuvent apporter un peu d'humanité et de proximité à vos questions. Il suffit de les contacter directement pour solliciter leur intervention bénévole à un débat, une conférence ou une action de formation sur l'Europe.
Geneviève Lecamp, membre du team, a épousé dit-elle, l'Europe pour le meilleur :
Le 2 millionième étudiant Erasmus a effectué sa mobilité durant l'année 2008/09.
La Commission européenne souhaite marquer l'événement et sélectionner un étudiant Erasmus de chaque pays participant qui symbolisera le 2 millionième étudiant.
Les étudiants sélectionnés seront invités à la conférence internationale Erasmus de Lund en Suède les 5 et 6 octobre 2009. Un témoignage de leur expérience sera aussi mis en valeur par la Commission européenne sur Internet et dans une brochure diffusée à large échelle dans toute l'Europe.
Le 2 millionième étudiant Erasmus a effectué sa mobilité durant l'année 2008/09.
La Commission européenne souhaite marquer l'événement et sélectionner un étudiant Erasmus de chaque pays participant qui symbolisera le 2 millionième étudiant.
Les étudiants sélectionnés seront invités à la conférence internationale Erasmus de Lund en Suède les 5 et 6 octobre 2009. Un témoignage de leur expérience sera aussi mis en valeur par la Commission européenne sur Internet et dans une brochure diffusée à large échelle dans toute l'Europe.
Ils se considèrent tous comme des ambassadeurs de leur pays d'origine qui participent à faire tomber les clichés, les stéréotypes et les préjugés sur les peuples d'Europe, en suscitant la curiosité et l'empathie pour une autre culture.
Ils souhaitent éveiller la curiosité de leurs élèves en proposant des cours de langues innovants et ludiques qui privilégient l'expression orale et font tomber les inhibitions. Ils mettent en place toutes les formes d'activités artistiques ou sportives pour « faire passer » la langue avec bonheur.
Certains assistants s'impliquent bien au-delà des langues dans leur établissement. Ils aident à négocier des stages Leonardo da Vinci dans les entreprises de leur pays, remplissent les formulaires ou écrivent les mails.
Ils croient en l'Europe solidaire des peuples et des langues et veulent transmettre aux jeunes français leur enthousiasme.
Ils considèrent que leur rôle d'assistant est une excellente opportunité pour développer leur carrière dans l'enseignement, acquérir de l'expérience et des compétences.
Tine, Teadora, Alessandro et Hana viennent du Danemark, de Bulgarie, d'Italie et de Slovénie et découvrent la classe en France.
Le 2 millionième étudiant Erasmus a effectué sa mobilité durant l'année 2008/09.
La Commission européenne souhaite marquer l'événement et sélectionner un étudiant Erasmus de chaque pays participant qui symbolisera le 2 millionième étudiant.
Les étudiants sélectionnés seront invités à la conférence internationale Erasmus de Lund en Suède les 5 et 6 octobre 2009. Un témoignage de leur expérience sera aussi mis en valeur par la Commission européenne sur Internet et dans une brochure diffusée à large échelle dans toute l'Europe.
Le développement culturel et artistique comme outil d’éducation des adultes était à l’honneur au séminaire de contact européen de Marseille (septembre 2005), à l’initiative de l’agence nationale et de la fédération des centres sociaux et socioculturels de France. Voici comment sont nées deux promesses de partenariats dans la citée phocéenne.
Découvrez des exemples de projets de partenariats Leonardo da Vinci
Irma quitte les Pays-Bas à 19 ans pour venir étudier à Paris les sciences du langage et se spécialiser en didactique des langues. Un challenge !
« 1000 écoles en visioconférence ». L'appel à projet est lancé en 2004 par le ministère de l'éducation nationale et de la recherche qui souhaite voir se développer de nouveaux outils au service d'un système éducatif de qualité, notamment dans le domaine de l'apprentissage des langues. Le projet vise à mettre en place des classes virtuelles, où les élèves discuteront en visioconférence avec des interlocuteurs natifs de pays européens. Soutenu par les conseillers en TICE* et le bureau des langues de son inspection académique, Laurent Lentrebecq, professeur des écoles à l'école Lavoisier de Tourcoing, se lance dans l'expérience et dépose un projet de partenariat Comenius en classe de CM1 et CM2, Euroschools on line. La ville de Tourcoing, qui soutient le projet, n'a jamais failli à ses engagements : elle prend à sa charge les aménagements techniques nécessaires à la visioconférence (fixation des supports plafond pour le vidéoprojecteur, rideaux opaques, accès au haut débit, etc.).
Fred Dervin se dit lui-même difficile à classer mais se définit volontiers comme humaniste. Linguiste et didacticien des langues, il publie aussi en anthropologie et sociologie.
Occupant depuis plusieurs années un poste de maître de conférences dans le département d'études françaises de l'université de Turku (Finlande), il travaille essentiellement sur les mobilités académiques (Erasmus notamment), les nouvelles technologies dans la construction des identités et l'utilisation des langues véhiculaires dans les couples binationaux. La mobilité, il connaît bien : hypermobile, il a résidé en Angleterre et à Hong-Kong avant de se fixer en Finlande.
Le député européen, Jean-Marie Beaupuy prône un Erasmus pour les élus locaux, insistant sur la nécessité qu'il y pour eux à échanger avec leurs homologues européens sur les problématiques actuelles de gouvernance : « pourquoi réinventer à Stockholm ce qui se fait à Toulouse dans les domaines de l'environnement ou des transports ? » Il a trouvé un soutien en la personne de Fabrice Lachenmaier, fervent européen qui, depuis 1996, a mis en œuvre seize projets transnationaux dans les domaines de la formation, de l'éducation et de la culture, en s'appuyant sur les programmes financés par la Commission européenne. La formation des élus l'intéresse, il est lui-même maire d'une petite commune, Le Mas, dans les Alpes- Maritimes. « La gouvernance, dit-il, est aujourd'hui totalement à revoir avec les euro-régions (323 en Europe) ; les élus auront besoin de nouvelles formations pour forger une culture commune de gouvernance des fonds européens ».
Joël Cazal est originaire du Causse de Gramat dans le Lot, une région rude et aride. Avec son caractère entier, « tignous » comme on dit chez lui, il n'a jamais relâché la pression ni remis en cause son engagement. Il est tombé très tôt dans l'international. Dans le cadre d'une association d'étudiants créée à Brive, il organisait déjà pour ses collègues les premiers voyages d'étude : en Hollande pour découvrir l'univers Philips, en Autriche et en Italie pour la visite des usines Fiat.
Docteur en sciences de l'éducation, proviseur adjoint de Legta*, Jean-Paul Bailly est aujourd'hui chargé de mission « Europe » auprès de la Direction générale de l'enseignement et de la recherche du ministère de l'agriculture et de la pêche.
Ses travaux portent sur une innovation majeure dans le domaine des conventions de stage individualisées en Europe, intégrant et articulant les réglementations des pays d'envoi et d'accueil pour répondre à un souci de clarté sur la législation du travail.
Avant de rejoindre en 2007 les Compagnons du Devoir, qu'elle a choisis pour l'exemplarité de leur démarche envers la formation des jeunes, Claire Dutertre fut enseignante d'anglais et de français langue étrangère, en Irlande, à Honk-Hong, en Chine et en Espagne. De retour en France, elle obtient un master 2 en relations internationales et part effectuer son stage d'études à l'ambassade de France de Buenos-Aires, où elle était chargée de la mise en place des bourses d'assistanat des enseignants argentins venant enseigner en France.
Elle porte aujourd'hui sur ses épaules, avec énergie et enthousiasme, la mobilité de formation des apprentis de l'Association ouvrière des Compagnons du Tour de France (AOCDTF). Association qui, depuis 2005, a décidé d'intégrer officiellement cette mobilité obligatoire dès la formation initiale professionnelle en alternance, pour chaque apprenti en 2010.
Née en 1941 en pleine guerre mondiale, Paule Vidal n'aurait pu imaginer que les pays belligérants opéreraient, quelques années seulement plus tard, un tournant pacifique irréversible qui engagerait la construction européenne.
Très jeune, elle a pu bénéficier de séjours à l'étranger grâce à la fréquentation d'un collège vannetais, « européen et international avant l'heure ». Elle a donc mesuré très tôt l'importance fondamentale d'une immersion linguistique et culturelle. Etudiante à l'université de Rennes en psychologie puis à Paris en psychopathologie, elle est déjà passionnée par la découverte des personnes et par l'apport de disciplines et de pratiques nouvelles. C'est à l'Ecole des Parents qu'elle aborde la vie professionnelle, et au Groupe Français d'Etudes et de Sociométrie qu'elle expérimente les mécanismes de la dynamique de groupe. Sa carrière la conduit successivement dans le secteur industriel, à la DASS, dans le secteur de la formation continue, jusqu'à la création, en 1979, de l'Université Tous Ages (UTA) de Vannes qu'elle dirige avec passion pendant vingt-deux ans. Aujourd'hui, elle occupe encore des mandats au sein d'instances UTA locales, nationales et internationales. Membre du conseil d'administration de la jeune Maison de l'Europe du Morbihan Bretagne-Sud, elle distille aussi son temps précieux auprès de ses neuf petits enfants, qui l'entourent et qu'elle adore.
Enseignante dans le secondaire, Eliane Talbot, , rejoint en 1993 l'université du Havre pour y enseigner l'espagnol. Elle prend ensuite la direction de l'IUP « Commerce et vente » et montre de l'intérêt pour les besoins des entreprises en matière de langues vivantes. Son engagement dans le domaine des langues étrangères ne fait que se renforcer au cours de son parcours professionnel : c'est à la faculté des affaires internationales du Havre qu'elle prend en charge la coordination des enseignements d'espagnol, d'italien et de portugais ; elle poursuit la collaboration avec le département des langues germaniques et propose de modifier en profondeur les emplois du temps : tous les cours de langues romanes et germaniques pour débutants sont alignés et répartis sur les mêmes plages horaires.
Nommée depuis 2006 chargée de mission pour les langues par le président de l'université, elle a pris à bras-le-corps le projet intitulé « Un, deux, trois langues ».
Nous avons choisi de donner un coup de chapeau à Irene Ilef, déléguée académique à l'enseignement technique (DAET) de l'académie d'Amiens, pour son dynamisme à inscrire l'esprit d'entreprendre des jeunes français dans les processus d'éducation et de formation, à tous les niveaux d'études. « L'esprit d'entreprendre, c'est une approche culturelle à laquelle toutes les bonnes pratiques et les actions concrètes devraient mener. »
Sur ce thème, elle a monté avec six pays partenaires une visite d'étude*dont les résultats pourraient produire, et produisent déjà, une petite révolution éducative.
Le niveau de débat européen de la visite a montré l'avance de certains pays comme la Norvège où l'option « Elevbedrift i Norge » ou « création d'entreprise » existe dans le système éducatif dès le collège. 75 % des collèges norvégiens la proposent avec un financement de l'état à hauteur de 228 heures de « formation » sur les trois ans de collège.
En France, il faut s'y mettre aussi, pour que l'école donne aux jeunes la possibilité d'exprimer leur créativité, et qu'ils acquièrent des postures pour s'engager dans leur vie professionnelle (goût du travail en équipe, goût du risque). Irène Ilef voudrait que les enseignants sachent qu'ils ne sont pas seuls, qu'il existe aujourd'hui des structures qui peuvent leur donner un coup de main avec des outils. Elle cite l'expérience du Centre d'Etudes et de Ressources pour les Professeurs de l'enseignement technique (CERPET), qui réalise un énorme travail et prévoit d'encourager les stages en entreprise des futurs professeurs du secondaire ; ou encore l'association picarde « entreprendre pour apprendre » et l'Observatoire des pratiques pédagogiques en entreprenariat (OPPE).
A 37 ans, cet enseignant-chercheur cumule des responsabilités impressionnantes. Figure de la recherche sur la vision artificielle et la robotique, il est directeur du centre universitaire Condorcet du Creusot où il compte poursuivre l'ouverture de son établissement à l'international et consolider, pour ses étudiants, des liens durables avec des chefs d'entreprise. Il est aussi coordinateur du projet européen Eacoviroe (action 4 du programme Erasmus Mundus) qui regroupe quatorze partenaires européens et quatre partenaires asiatiques pour promouvoir l'attractivité des formations européennes relevant du Computer Vision et de la robotique auprès des étudiants d'Asie. Un projet qui s'appuie sur la réussite du master Erasmus Mundus VIBOT « vision et robotique » dont il est coordinateur et qui attire des étudiants toujours plus nombreux depuis sa création en 2006.
Frédéric Calas s'est progressivement investi dans le montage de projets européens : *Edulink, *eTwinning, *Taiex et aujourd'hui Tempus. Spécialiste de la langue française des siècles classiques (maître de conférences à l'université de Paris-Sorbonne), il a enseigné le français langue étrangère en Allemagne, à l'université Humboldt et à l'université de Kiel, le français langue seconde à l'université Saint-Joseph de Beyrouth, le français classique et la question de la norme à l'université El Manar de Tunis. Depuis 2007, il conduit au CIEP* des projets de coopération dans l'enseignement supérieur, sur des questions de formation du personnel d'encadrement, d'assurance qualité et d'innovation pédagogique.
Il suffit de consulter les résultats des études réalisées par l'Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) sur l'engagement bénévole des étudiants pour cesser de bougonner contre les étudiants d'aujourd'hui, qui ne s'investiraient plus dans aucune cause. C'est faux. L'engagement étudiant est multiforme et richissime, que ce soit dans la gouvernance des universités ou la vie associative. En offrant ses contributions et ses talents extra-curriculaires, l'étudiant acquiert aussi des compétences très utiles à montrer lors de sa recherche d'emploi. Certains cursus l'ont bien compris qui, dans le cadre du LMD*, attribuent des crédits ECTS** pour sanctionner cette plus-value étudiante.
Il fallait trouver un ton, une justesse, un soupçon d'impertinence, du professionnalisme. L'idée était très belle. Ils l'ont réalisée avec un sens formidable de la créativité et de l'innovation. « Ils », c'est une poignée d'anciens étudiants Erasmus de l'Institut d'études politiques de Strasbourg, qui lancent en 2001 un média d'un genre nouveau pour créer un espace d'expression de la société civile européenne et de l'euro-génération rompue à l'usage d'Internet.
De son territoire, chacun exprimera une pensée, une opinion, sur l'actualité, les tendances sociales, politiques et culturelles. Les premiers articles affluent. Ils sont relus, travaillés et traduits par une équipe de traducteurs bénévoles, en six langues. Une rédaction centrale à Paris et vingt-huit rédactions locales en Europe restituent en temps réel sur la toile une opinion publique européenne. On appelle ça du journalisme participatif.
Alexandre Heuilly, aujourd'hui directeur de la communication de Cafebabel faisait partie de l'équipe fondatrice. Cafebabel est sa passion.
Sous la houlette du CNAM Pays-de-la-Loire, un consortium d'universités et d'entreprises pour garantir la rapidité et la sécurité du transport ferroviaire international
Le master MISCTIF « Interopérabilité / Sécurité / Certification » repose sur un consortium associant dix partenaires (universités et entreprises ferroviaires) de six pays : Ukraine, Kazakhstan, Kirghizstan, Lettonie, Pologne et France.
L'Association pour le Développement Rural et l'Animation Régionale (dont le centre de formation est basé à Ramonville) a développé, avec l'appui du conseil régional Midi-Pyrénées, un dispositif de formation à distance pour les intervenants à domicile.
La question du dialogue interculturel est un enjeu essentiel pour l'Europe. Les débats relatifs aux fondements, au projet politique de l'Union et l'impact de la mondialisation sur les sociétés européennes rendent les enjeux culturels essentiels.
L'année européenne du dialogue interculturel reconnaît la grande diversité culturelle de l'Europe et permet d'appréhender cette thématique dans sa globalité. Elle incite les citoyens européens à explorer leur patrimoine culturel et favorise des espaces d'échange et de dialogue entre les cultures.
L'agence Europe-Education-Formation France a organisé deux manifestations réunissant des porteurs de projets européens :
Les ateliers se sont appuyés sur les recommandations du Livre blanc sur le dialogue interculturel publié en 2008 par le Conseil de l'Europe, à partir des situations concrètes vécues au sein des partenariats européens.
Les points ci-dessous ont été abordés :
La synthèse des journées de réflexion de juillet et d'octobre prend la forme de recommandations que nous avons transmises à nos autorités de tutelle, nationales et européennes. Ces recommandations permettraient de soutenir l'attention portée au dialogue interculturel au-delà de l'année 2009.
En 1998, personne n'aurait pu penser que le processus de la Sorbonne-Bologne allait devenir central dans l'évolution de l'enseignement supérieur en Europe mais aussi dans le monde. En structurant l'espace européen de l'enseignement supérieur autour de principes communs tout en respectant la diversité des contextes, le processus de Bologne a permis de nombreux changements.
Afin d'accroître l'esprit d'entreprise, l'internationalisation, la compétitivité des micro-entreprises et des petites et moyennes entreprises dans l'Union européenne.
La Commission européenne a publié un appel à propositions destiné aux jeunes entrepreneurs, dont la date limite de soumission était fixée au 20 août 2008.

Rencontre avec Jacques Boudon, animateur des projets de recherche et de développement au sein du groupe Suez. Le master Erasmus Mundus de sciences en hydro-informatique et gestion de l'eau (Euroaquae) est l'un des tous premiers masters à avoir vu le jour en France, à l'université Nice-Sophia-Antipolis, quand le programme a été lancé en 2004. Depuis, il fait son chemin avec excellence, formant des scientifiques et des ingénieurs qui seront chargés de la conception et de la gestion de projets liés à l'hydrotechnologie de l'environnement.
En collaboration avec IBM, l'université de Versailles-Saint-Quentin finalise un projet pilote Leonardo da Vinci qui se concrétisera fin 2008 par l'ouverture du premier portail européen multilingue dédié à l'information, à la formation et à l'orientation, ouverte et à distance des métiers de l'informatique et du multimédia.
La Commission européenne a fait de la modernisation des universités son cheval de bataille. Elle insiste, pour ce faire, sur la nécessité de favoriser les partenariats structurés avec le monde des entreprises. Les universités doivent comprendre que leur relation avec le monde du travail revêt une importance stratégique, qui leur permettra d'améliorer la pertinence de leurs programmes d'étude, d'augmenter l'employabilité de leurs diplômés, de mieux partager et exploiter le résultat de leurs recherches tout en améliorant les perspectives de carrière de leurs jeunes chercheurs et, enfin, d'accroître leurs ressources intellectuelles et financières. La Commission a d'ailleurs récemment mis en place un forum d'échanges sur ces thèmes.
Une première pour l'école nationale vétérinaire de Toulouse et l'université vétérinaire de Saragosse, le projet Tempus Isaforse en industrie et sécurité des aliments, avec le Maroc qui se prépare pour 2010, à un accord de libre échange avec l'Union européenne. Cette échéance justifie pour le pays l'ouverture d'une formation de haut niveau en sécurité et qualité des aliments pour le tourisme et l'export, ainsi que la mise à niveau du secteur aux exigences européennes.
L'Institut d'Administration des Entreprises de Lyon (IAE) signe chaque année, pour l'ensemble de ses étudiants, deux mille conventions de stage en entreprise. Les bourses de mobilité Leonardo da Vinci s'inscrivent dans ce large dispositif de formation qui s'adresse aux jeunes diplômés, dans le but de professionnaliser à l'international les formations qu'ils reçoivent.
Conseillère EURES à Strasbourg, Annie Renault conduit plusieurs projets européens et travaille en étroite collaboration avec l'Allemagne voisine. Dans le cadre de projets de mobilité Leonardo da Vinci, elle accueille des Européens et organise le placement en entreprise de jeunes et d'adultes en recherche d'emploi.
Elle participe au groupe de travail coordonné par le centre national Europass, qui met actuellement en place une enquête sur l'appropriation du CV Europass en France.
Le programme intensif Erasmus (IP) de la faculté de pharmacie de Lyon consiste en un cours de 13 jours dans un domaine de recherche très novateur concernant la biodisponibilité cutanée. Il s'adresse à des étudiants de troisième cycle court des études de pharmacie, de master M2 en sciences et de doctorat d'université. Il vise à les mettre en posture professionnelle avec des experts de la recherche publique et des professionnels des industries pharmaceutiques et cosmétiques les plus renommés.
A la suite du programme intensif, des mobilités de stage se mettent en place, multipliant les échanges et les partenariats : 31 universités partenaires de 15 pays européens en 2008 !
Les enseignants peuvent bénéficier aujourd'hui d'une nouvelle mesure de mobilité en Europe, dans le cadre d'« Erasmus mobilité de formation » qui permet à toutes les catégories de personnels d'un établissement d'enseignement supérieur d'effectuer une période de formation dans un autre établissement ou dans une entreprise, pour échanger des pratiques ou observer d'autres milieux professionnels.
Depuis 2004, le groupe PROMOTRANS a développé un projet de mobilité Leonardo da Vinci visant à faire bénéficier les jeunes apprentis des trois CFA préparant le baccalauréat professionnel de maintenance véhicules industriels d'une immersion professionnelle, linguistique et culturelle dans des garages/concessions sur trois pays européens : la Suède, la Finlande et le Royaume-Uni (Ecosse).

Projet ambitieux porté par le PRAO (pôle Rhône-Alpes de l'orientation)qui vise l'accompagnement de tous les publics dans les différentes étapes et les transitions difficiles de leur parcours professionnel. Chaque citoyen doit pouvoir bénéficier de conseils afin d'identifier la formation la mieux adaptée, tout au long de sa vie.
Le projet est porté par le CIBC de Savoie et propose, pour chaque pays participant au projet, la création d'un service d'orientation professionnelle gratuit et en ligne pour tout citoyen. Ce sont les principes et les méthodes du bilan de compétences développé en France depuis de nombreuses années qui sont exploités.
L'université d'Avignon et le conseil régional PACA expérimentent un programme intensif Erasmus sans précédent : un programme intensif est un programme d'études court, de deux à six semaines réunissant des enseignants et des étudiants de plusieurs établissements européens sur une thématique innovante. Celui d'Avignon s'intéresse aux conditions de réussite de l'étudiant de licence par la construction de la personne et son approche globale.
Marie-Pierre Chalimbaud, responsable Europass et Euroguidance à l'agence, nous fait part de son expérience de travail en réseau au niveau européen et des compétences professionelles acquises par les participants.
Qu'il s'agisse de petites communes rurales ou de villes plus importantes regroupées au sein d'associations européennes, l'implication des mairies dans les programmes européens est souvent remarquable.
Les conseils régionaux affectent une part importante de leur budget à des actions de mobilité européenne. Les bourses régionales destinées à la mobilité sont souvent supérieures en nombre et en niveau à celles du programme Erasmus. L'intérêt de la mobilité pour les régions repose sur la professionnalisation des jeunes et l'ouverture internationale de ses pôles de compétitivité.
Projet pilote Leonardo da Vinci intitulé Rinatech, porté par l'association université-entreprise pour la formation en Lorraine (AUEF) : maîtrise des risques naturels et technologiques, sensibilisation et information des élus, des fonctionnaires territoriaux et des services de secours aux risques naturels, technologiques et environnementaux.
Le conseil régional Poitou-Charentes est point régional de contact Europass afin de susciter une large utilisation du dispositif par les partenaires régionaux de la mobilité. L'Europass mobilité permet en effet une plus grande lisibilité des expériences, éducatives et professionnelles.
La région soutient la mobilité et délivre l'Europass Mobilité à tous les jeunes ayant effectué un parcours de mobilité dans les établissements partenaires.
Approches diagonales des humanités européennes (Crossways).
On ne fait plus ses humanités aujourd’hui comme le souhaitait La Bruyère. Les auteurs grecs et latins ont cessé de constituer le socle commun du savoir de tout honnête homme. C’est l’Europe et ses « autres », de l’époque gréco-romaine à nos jours, qui constitue ici la matière première d’une recherche qui propose aux étudiants d’explorer les hybridations et les métissages qui la traversent et alimentent la création artistique et littéraire.
A l’heure de l’internationalisation des entreprises, les formateurs sont confrontés à des situations de formation très différentes. Le projet propose de prendre en compte les variables culturelles dans les formations techniques en entreprise, pour une plus grande qualification des personnels.
« Current and Future Linguistic Needs of Graduates on the European and International Labour Market », le citoyen européen peut trouver cela un peu long pour le titre d'un réseau thématique Erasmus. Pour peu qu'on le traduise, reconnaissons cependant qu'il dit précisément ce qu'il veut dire : « Besoins linguistiques présents et à venir des jeunes diplômés sur le marché européen et international du travail ».
L'Europe et le Cinéma se ressemblent. Pour André Bazin, penseur important du cinéma, cet art ne cesse de dialoguer avec les autres arts : on compose un plan comme une peinture en se servant de la lumière pour pinceau, le metteur en scène sculpte son acteur, les plans dansent entre eux pour bâtir le film. Et ces histoires qui nous enchantent s'abreuvent souvent à la source de la littérature. Le cinéma se nourrit donc sans cesse de ce qui lui paraît étranger. Tout comme cet art, « européen de naissance », l'Europe, « lieu d'une ouverture constante », selon le philosophe Remy Brague, s'enrichit grâce à l'altérité. Travailler sur le cinéma pour interroger l'Europe semblait en conséquence aller de soi, tant cet art est le fidèle reflet d'un monde complexe et mouvant.
« L’heure Comenius » du collège Saint-François de Dijon a les senteurs du Nom de la rose. On y enlumine en allemand, on y botanise en anglais et en français, on y disserte sur le vitrail et sur l’œuvre d’ Hildegarde de Bingen, l’abbesse la plus érudite de l’Europe médiévale, femme de sciences, médecin, musicienne et botaniste, mère de la phytothérapie.
Florian Bouthiaut (13 ans) : « Pour Hildegarde, la santé est conçue comme un équilibre de plusieurs forces et éléments, le froid, le chaud, l’humide, le sec. En cas de maladie, les plantes permettent de rétablir l’équilibre ».
Quel impact peut avoir une éducation culturelle sur la citoyenneté, et comment la mettre en place ? Un partenariat Grundtvig à forte dimension interculturelle a permis d’en débattre : Français, Turcs et Polonais ont échangé des pratiques culturelles mises au service de l’insertion ; ils ont beaucoup appris les uns des autres. Patricia Brenner, de la Fédération des centres sociaux du Bas-Rhin en témoigne : « partager avec d’autres les méthodes de travail et s’obliger à les rendre transférables est un atout indiscutable ».
Margot Bansard revient de trois semaines de stage de formation Leonardo da Vinci dans l’atelier de reliure de Cathy Roberts à Londres. Elle rentre confortée dans son sentiment d’avoir choisi le métier qui lui convient. Le livre la passionnait et elle souhaitait exercer un travail manuel et artistique. Après un baccalauréat littéraire elle s’est inscrite au lycée Corvisart -Tolbiac des arts graphiques et des arts du livre, où elle a d’abord préparé un CAP, avant de poursuivre sa formation par un Brevet des métiers d’art (BMA). « Ce métier apprend la patience et la rigueur, on y puise de l’équilibre. Le relieur est un passeur de culture. C’est gratifiant. On travaille avec le beau », confit-elle avec enthousiasme.
A titre expérimental en juin dernier, Martina Pilling, consultante suédoise dans les relations internationales et européennes, a rejoint à Bordeaux le groupe d'experts français chargé de l'évaluation des candidatures 2007 à un partenariat scolaire Comenius. Elle a pu porter un regard extérieur intéressant sur l'évaluation qualitative des dossiers en France.
« Le supplément au diplôme Europass » est un document qui s’annexe au diplôme d’enseignement supérieur pour en décrire le contenu en termes de compétences validées. L’étudiant l’utilisera dans sa démarche de recherche d’emploi et/ou sa poursuite d’études dans un autre pays européen. Michel Guilmault, directeur des Relations Internationales du Groupe Ecole Supérieure de Commerce (ESC) Chambéry-Savoie, a par le passé mis en place le document. Il livre quelques clés permettant de réussir le lancement de ce dispositif dans un établissement.
L’agence Europe-Education-Formation France étant implantée à Bordeaux, elle a souhaité, il y a trois ans, développer un partenariat pilote de proximité avec le rectorat de l’académie.
Illustration.
Implanté dans le quartier du Mirail, à Toulouse, le lycée professionnel du même nom cible le cœur de Londres pour ses sections européennes. Depuis leur création, proviseur et enseignants sont convaincus des bienfaits d’un stage à l’étranger pour les jeunes de leur établissement. Le contact est permanent entre l’équipe éducative du lycée et les tuteurs pour accompagner les élèves, ajuster leurs stages à leurs attentes et mesurer leur capacité d’adaptation.
Les travailleurs sociaux hongrois, bulgares et portugais pourront bientôt bénéficier d'un cycle de formation déjà mis en œuvre avec succès dans trois pays européens.
Depuis 2004, une formation à la relation d’aide aux personnes en situation d’abandon (enfants, adolescents, personnes âgées) est ouverte aux travailleurs sociaux qui souhaitent se spécialiser sur ces publics en France, en Italie et en Roumanie. La conception de ce programme RELAIS a été cofinancée par le programme Leonardo da Vinci.
Pour être compétitifs sur un marché du travail élargi, les demandeurs d’emploi doivent faire preuve de compétences actualisées et d’une réelle capacité d’adaptation, alors que de nombreuses études confirment qu’un chômage persistant conduit à une perte de confiance durable et à une appréciation négative de ses capacités individuelles. Pour répondre à ce dilemme, DEVMED - centre de Formation Développement de Méditerrannée -, a conçu et mis en œuvre un partenariat GRUNDTVIG intitulé COMPACT (COMPétences ACTives) pour améliorer les chances d'accès à l'emploi d’adultes au chômage.
Erasmus relève le défi de l'emploi avec des BTS agricoles franco-anglais bi-diplômant, uniques en France. La motivation des étudiants prime sur le niveau de langue pour l'accès à cette section. L'obligation d'en sortir bilingue garantit l'insertion après le double diplôme.
Professionnaliser et inscrire sur le long terme les projets Leonardo à fort potentiel innovant : une préconisation de l’AFPA (association nationale pour la formation professionnelle des adultes), suite à l’étude qu’elle vient de conduire sur l’impact de ces projets.
Commanditée par l’agence Europe-Education-Formation France dans le cadre de sa mission de valorisation des projets européens, cette première étude a retenu deux thématiques : la formation ouverte et à distance, (FOAD), qui apparaît aujourd’hui comme un moyen de développer l’individualisation de la formation, et la professionnalisation des salariés dans un environnement de travail en évolution constante.
Les synthèses des deux groupes thématiques ont permis d’effectuer des constats communs et des préconisations :
En Europe, l’union fait la force et la force fait l’Union. Plate-forme d’Assistance Technique Européenne en Lorraine, PASTEL fait la preuve que l’union des compétences territoriales dans un secteur donné est la meilleure façon de faire évoluer les politiques régionales et nationales.
Le programme sectoriel Grundtvig crée de fortes dynamiques européennes dans les environnements de travail et sur le plan local, et il satisfait pleinement ses utilisateurs. C’est l’une des conclusions de l'évaluation des partenariats éducatifs Grundtvig menée par le CESOL (centre d'étude des solidarités sociales). L’étude s'est appuyée d'une part sur les dossiers de candidature et les rapports que sont tenus de produire les bénéficiaires du programme, de l’autre sur une série d'entretiens avec des porteurs de projet.
Pour Mathieu Ah Hone, étudiant réunionnais,
Erasmus, c'est « nou té mét ensemble, comme di créole » ! Nous tous ensemble !
Il a quitté son île pour la première fois à destination de Bristol, dans le cadre de ses études d'anglais. Une expérience qui lui a permis, dit-il, de sortir de son
« égocentrisme culturel ».
Les témoignages d’étudiants Erasmus français et européens arrivent nombreux à l’agence et constituent un passionnant vivier d’histoires inédites, de parcours singuliers, coups de blues, grands bonheurs,
histoires d’amour, avec au bout du compte, la preuve par mille que l’Europe d’Erasmus réjouit les jeunes,
les transforme et les aide à entrer, plus forts, dans la vie.
Un élève de collège ou de lycée pourra aller en classe dans un pays de L’union européenne. Cette innovation du nouveau programme européen, en phase pilote cette année, sera généralisée en 2010.
Pour les acteurs de l’éducation et de la formation professionnelle, des séminaires européens permettent d’observer et d’analyser une problématique commune aux établissements d'enseignement et de formation d’Europe : exclusion du système scolaire, acquisition de compétences clés, rapprochements école-entreprise, pratique du sport comme vecteur de la citoyenneté, etc.
Enseignants de demain, ils font leurs classes en Europe pour enrichir leur formation. Jusqu’ici destinée à l’enseignement des langues, cette action vise maintenant toutes les disciplines scolaires.
Tutor-ring : un outil en ligne pour dépasser les représentations, comprendre la diversité des comportements européens, gérer efficacement la relation interculturelle, par exemple dans une formation professionnelle en alternance au-delà des frontières nationales.
On sait aujourd’hui que la marche vers le plein emploi se gagnera au plus près du terrain, là où peut se réaliser, en temps réel, la meilleure adéquation possible entre formation et gisements d’emploi. S’agissant de la formation professionnelle, cela passe par des actions concertées entre les entreprises et les acteurs de l’insertion professionnelle. La preuve par l’exemple européen, dans le Val-de-Marne, pour des jeunes en difficulté d’insertion professionnelle.
Créé il y a vingt ans, le programme Erasmus a dopé la mobilité des étudiants européens, notamment français. Erasmus fête ses vingt ans en 2007. En 2004-2005, le premier programme européen de mobilité universitaire a fait partir, à lui seul, plus du tiers des jeunes Français qui étudient hors de l'Hexagone (21 561 sur un total de plus de 85 000). Ce grand succès n'est rien, comparé au fait qu'Erasmus atteint le rang de phénomène social et culturel.
La vie quotidienne des étudiants Erasmus est aussi diversifiée et colorée que leurs origines culturelles. Les étudiants partent à la découverte de nouvelles méthodes d’apprentissage et d’enseignement.
Pour avoir toutes les cartes en main avant de se lancer dans un projet européen, mieux vaut aller explorer le terrain de ses partenaires.
Partage d'expériences humaines entre étudiants de nationalités et de cursus différents

Radio France Internationale a conçu « Mission Europe » comme un feuilleton radiophonique et multimédia pour apprendre les langues et les cultures. Par la voix de la radio, ce projet européen Lingua 1 propose une méthode d’apprentissage originale et interactive, propice à l’immersion dans un bain culturel et linguistique authentique.
Christian Ollivier dirige depuis 2002 le centre de langues de l'université de Salzbourg (Autriche). Il a déjà une longue habitude de la direction de projets européens et s’est notamment beaucoup impliqué dans le projet Babelnet destiné à l’apprentissage en ligne de l'anglais, de l'espagnol et du français. Il a participé au réseau European SchoolNetwork et coordonne actuellement le projet DidacTIClang qui s’achève et embraye sur le projet Intercom, un projet Lingua 2 sur l'intercompréhension et l'apprentissage réceptif des langues.
L'école a reçu le premier trophée Europass décerné à Lyon le 4 décembre 2007 pour la qualité pédagogique et la dimension internationale de ses enseignements.
Le trophée Leonardo France a été attribué à l’IFFA, Institut francilien de formation en alternance et la CCI de l’Essonne , lors du séminaire national, « mobilité des travailleurs en Europe , une culture à par tager » à Lyon, le 4 décembre 2006.