Article publié le 16/02/2010 - Soleo 21
L'Ile-de-France : la région qui s'est dotée d'une politique européenne ambitieuse, aime rappeler son soutien au succès des programmes de mobilité Erasmus et Leonardo da Vinci. La région accorde 23 millions d'euros par an à ces actions et nous dit l'importance que représente pour elle sa présence à Bruxelles, pour un dialogue direct avec les institutions européennes et sa participation à l'élaboration des grandes décisions européennes.
Françoise Chotard, directrice Ile-de-France Europe :
« Notre structure permanente à Bruxelles : « Ile-de-France Europe » représente le Conseil régional d'Ile-de-France compétent pour les lycées, l'apprentissage et la formation professionnelle, mais également les conseils généraux de l'Essonne, de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis, du Val-d'Oise et du Val-de-Marne, compétents pour les collèges. Si l'Union européenne n'a qu'une compétence d'appui en matière d'éducation et de formation, elle joue un rôle primordial pour la mobilité européenne de ces publics. Or les collectivités territoriales sont, dans de nombreux pays européens, des acteurs incontournables de la mobilité. A titre d'exemple, la région Ile-de-France consacre 23 millions d'euros par an à cette politique. En complétant les aides européennes et en offrant un accompagnement aux bénéficiaires, les régions ont un effet multiplicateur considérable, en contribuant grandement au succès des programmes européens de mobilité tels qu'Erasmus et Leonardo da Vinci.
Tout l'enjeu pour nous est de faire reconnaître ce rôle au niveau européen. Ce message commence à être entendu, comme en atteste le lancement de Comenius Regio. »
Lancés fin 2008, et soutenus par un budget annuel de 16 millions d'euros, les partenariats Comenius Regio vont favoriser la coopération régionale dans le domaine de l'enseignement scolaire et les échanges d'expériences et de bonnes pratiques entre des régions et des villes d'Europe.
« Nous travaillons en premier lieu avec la Commission européenne qui a le pouvoir d'initiative et formule les propositions pour les futurs programmes. Avec des représentants du conseil régional d'Ile-de-France, nous avons ainsi rencontré récemment des responsables de la Commission, afin de leur présenter le dispositif régional Eurostart qui
permet, à la fois, en utilisant et complétant le programme Leonardo da Vinci, de faire bénéficier les apprentis d'une année scolaire de mobilité européenne. Les députés européens sont également des interlocuteurs privilégiés puisqu'ils peuvent être de très bons relais de nos points de vue. Il en est de même pour les membres du Comité des régions, organe de représentation politique de l'ensemble des collectivités territoriales européennes. Nous entretenons enfin de très bonnes relations avec la Représentation permanente de la France auprès de l'Union européenne. Nous travaillons tout naturellement avec les autres représentations des régions françaises et européennes, tant pour trouver des partenaires dans le cadre de projets européens que pour influencer plus activement les institutions européennes. »
« Il n'y a pas encore de discussions formelles sur le futur programme d'éducation et de formation tout au long de la vie, post 2013. Il faudra pour cela attendre 2011 et l'adoption par la Commission européenne de ses propositions législatives. La réflexion a cependant d'ores et déjà débuté et nous faisons en sorte d'y apporter notre contribution. A ce titre, la Commission européenne a lancé une consultation sur la mobilité des jeunes au mois de juillet 2009. Nos collectivités mandantes, comme de nombreuses autres, ne rateront pas cette occasion de faire entendre leur voix.»
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